Citations : Persévérance
La persévérance se présente ici comme une énergie à la fois tranquille et active : un travail intérieur qui apaise l’esprit selon la Bhagavad Gita, et un effort public qui transforme rêves et échecs en marche en avant, comme le montrent Marie Curie et Winston Churchill. Vous y trouverez des voix qui insistent sur la répétition, la patience et la reprise après la chute.
Le fil qui traverse ces textes est une question simple et piquante : quand faut-il reprendre son souffle et quand faut-il se relever ? Entre repos stratégique et refus d’abandonner, les auteurs explorent la persévérance comme apprentissage, comme courage et comme choix continu.
19 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« Nul rayon de soleil ne se perd jamais, mais la verdure qu’il éveille à l’existence a besoin de temps pour germer, et il n’est pas toujours donné au semeur de voir la moisson. Tout travail qui vaut quelque chose se fait dans la foi. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est généralement attribuée à Albert Schweitzer et apparaît en allemand et en anglais dans des recensions modernes, mais aucune source primaire datée n’a été localisée.
- Ce qui reste incertain
- La version allemande associée à Schweitzer existe, mais les recueils de citations sont des sources secondaires ; il manque un discours, une lettre ou un passage publié clairement identifié.
L’image du rayon qui allume un vert invisible dit que l’action valable se fait sans garantie de récompense immédiate. C’est un appel à persévérer pour des fruits futurs, moraux ou sociaux, même si l’on n’en verra pas la récolte. La phrase est couramment attribuée à Albert Schweitzer, mais sa source primaire n’a pas été identifiée.
« Peu à peu, par la patience et un effort répété, l’esprit s’apaisera dans le Soi. »
Source : « Bhagavad Gita, VI.25 » · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Le vers correspond au contenu de Bhagavad Gita 6.25, où Krishna recommande de calmer l’esprit graduellement par la pratique.
- Ce qui reste incertain
- La formulation française proposée est une paraphrase fidèle en sens mais n’est pas un verset littéralement canonique du texte sanskrit.
Ce vers rappelle que la tranquillité intérieure n’est pas un don instantané mais le fruit d’un lent apprentissage. Dans le chapitre VI, Krishna montre que la maîtrise mentale se gagne par une pratique patiente et répétée, qui stabilise l’attention sur le Soi. Il affirme que le progrès se fait « peu à peu ». La formulation citée est une paraphrase fidèle de 6.25.
« L’avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à Eleanor Roosevelt, mais les chercheurs n'ont pas trouvé cette formulation dans ses écrits authentifiés ; les premières occurrences datent de plusieurs décennies après sa mort.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution est contestée : le lien direct avec Roosevelt n'est pas établi et la formulation semble apparaître plus tard sous forme proverbiale.
La phrase capte pourquoi une image intérieure peut pousser à agir : croire à la « beauté » d’un projet donne sens et énergie aux efforts. Elle résonne avec les thèmes publics d'Eleanor Roosevelt — espoir, engagement civique, dignité — et s'emploie aujourd'hui pour rallier auditoires autour d'un but commun.
« Le succès, c’est passer d’un échec à l’autre sans perdre son enthousiasme. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution apocrypheCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les enquêtes montrent que la phrase n'apparaît pas dans les œuvres et discours de Churchill ; les premières occurrences identifiables sont anonymes et postérieures.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution à Churchill est apocryphe : la formulation semble être un proverbe motivant repris ultérieurement et mal attribué.
Cette phrase capte l'idée simple mais puissante que l'énergie intérieure permet de traverser des revers sans renoncer. Elle correspond à l'image publique de Churchill, d'où son association, mais les chercheurs signalent que la formulation n'apparaît pas dans ses textes. C’est plutôt une maxime motivante devenue célèbre par attribution erronée.
« L’espoir n’est pas un lieu de repos, mais un point de départ — un cactus, pas un coussin. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase circule largement en ligne associée à H. Jackson Brown Jr., mais aucune publication primaire n’a été identifiée par les sources fournies.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est contestée : les preuves disponibles proviennent surtout d’agrégateurs de citations et ne confirment pas une source originale.
Cette phrase transforme l’espoir en action durable : plutôt qu’un confort qui apaise, il devient un départ exigeant, capable de stérilité et de piqûres — image d’un cactus qui force à être résilient plutôt qu’à se reposer. Le ton rappelle les maximes courtes du self‑help moderne.
« Quand les temps deviennent durs, on n’abandonne pas. On se relève. »
Source : Remarques du Président sur le National Network for Manufacturing Innovation, J.W. Isenhour Tennis Center, North Carolina State University, Raleigh, 15 janvier 2014 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est extraite des remarques prononcées par le président Obama à North Carolina State University le 15 janvier 2014 et reproduite le même jour sur son compte officiel.
Phrase brève sur la résilience collective : face à des défis économiques et industriels, Obama affirme qu’on ne cède pas mais qu’on se relève. Prononcée en présentant une initiative pour relier universités, entreprises et État, elle résume la volonté de reconstruire capacités et emplois.
« Si vous échouez, n’abandonnez jamais, car F.A.I.L. signifie “First Attempt In Learning” (“première tentative d’apprentissage”). La fin n’est pas la fin ; en fait, E.N.D. signifie “Effort Never Dies” (“l’effort ne meurt jamais”). Si vous obtenez “non” comme réponse, souvenez-vous que N.O. signifie “Next Opportunity” (“prochaine occasion”). »
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Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à A. P. J. Abdul Kalam dans des compilations et sur les réseaux, mais aucun discours, livre ou archive officielle n’a été identifié pour ce texte exact.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est disputée : la formule a peut‑être été prononcée oralement ou reprise ailleurs ; l’absence de source première rend l’attribution apocryphe possible.
Cette formule transforme l’échec en méthode : trois jeux d’acronymes qui invitent à réinterpréter un revers comme apprentissage, persistance et nouvelle opportunité. Simple et mémorisable, le texte circule largement dans les milieux éducatifs et motivants comme phrase-clef d’encouragement.
« Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essayer encore. Échouer encore. Échouer mieux. »
Source : Worstward Ho (1983) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formule figure dans le texte de prose tardif Worstward Ho de Samuel Beckett, publié en 1983.
Cette phrase incarne l'esthétique de Beckett : la persistance dans un langage réduit et sans illusions. Dans Worstward Ho (1983) elle fonctionne comme principe artistique — l'échec n'est pas une faute à éviter mais la condition même de l'œuvre et de l'effort.
« Pour nous, le compromis ne signifie jamais la reddition, mais un pas en avant et un peu de repos. C’est tout, et rien d’autre. »
Source : To Young Political Workers, 2 février 1931 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure textuellement dans l’essai daté « To Young Political Workers » du 2 février 1931, conservé dans des éditions et archives primaires.
Bhagat Singh présente le compromis comme un outil politique réfléchi : ce n’est pas une reddition mais un pas tactique pour avancer et respirer avant la reprise du combat. Cette ligne vient d’un texte daté (To Young Political Workers, 2 février 1931) où il débat la stratégie révolutionnaire.
« On ne remarque jamais ce qui a été fait ; on ne voit que ce qui reste à faire. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à Marie Curie dans des recueils de citations, mais les sources primaires (écrits ou discours datés) n'ont pas été identifiées.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution est contestée : l'expression circulait dans des compilations et pages web sans référence précise, ce qui la rend probablement une paraphrase plutôt qu'une citation textuelle vérifiée.
Cette phrase incarne l'impulsion de la chercheuse face à l'inachevé : l'œil reste tourné vers les problèmes ouverts plutôt que vers les victoires passées. Dans le contexte de la recherche de Marie Curie, elle reflète la persistance méthodique et l'humilité intellectuelle qui nourrissent l'innovation scientifique.
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La citation est largement publiée sous le nom de Mark Twain, mais les recherches ne fournissent aucun texte primitif ou source twainienne vérifiable.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est faible et discutée : la phrase apparaît surtout sur des sites de citations et parfois au nom d’autres figures (ex. Churchill), sans source d’époque confirmée.
Cette phrase capture l’énergie d’initiative : quand les barrières sont surtout dans les têtes, l’action naît de l’insouciance face au « impossible ». Elle colle au ton de Mark Twain — esprit critique, goût pour l’ironie — même si aucun texte de Twain fourni n’établit la paternité.
« L’important dans la vie ce n’est point le triomphe, mais le combat ; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu. »
Source : Discours au Grafton Galleries (réception du gouvernement britannique), 24 juillet 1908 · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Coubertin a prononcé une formule célèbre lors d’une réception à Londres le 24 juillet 1908 ; l’IOC la présente comme le « Olympic Creed ».
- Ce qui reste incertain
- La formulation anglaise familière est une expansion postérieure ; le sermon de l’évêque Ethelbert Talbot, le 19 juillet 1908, a fourni l’inspiration immédiate, si bien que l’origine exacte est disputée.
Cette phrase résume l’esprit olympique : la valeur d’un geste tient moins au résultat qu’à la manière dont on se bat. Elle transforme la compétition en école de caractère — dignité, effort, fair-play — et devint la formule officielle du mouvement olympique après 1908.
« Prenez des risques, faites des erreurs. C’est ainsi qu’on grandit. La douleur nourrit votre courage. Il faut échouer pour s’entraîner à être brave. »
Source : Entretien dans McCall's, 1980 · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Des extraits d’un entretien paru en 1980 dans McCall's citent Moore disant « Pain nourishes my courage… » ; des compilations ultérieures reproduisent la version complète.
- Ce qui reste incertain
- La substance de la citation est soutenue par l’entretien, mais la formulation exacte telle que souvent citée figure surtout dans des recueils secondaires plutôt que dans un transcript primaire accessible.
Cette parole dit que le vrai apprentissage passe par l’essai et l’erreur : le courage se renforce face à la difficulté, pas dans le confort. Elle condense une posture de résilience personnelle et professionnelle, attribuée à Mary Tyler Moore d’après un entretien de 1980, mais la formulation exacte reste partiellement sourcée.
« Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée ; l’excellence, donc, n’est pas un acte, mais une habitude. »
Source : The Story of Philosophy, Will Durant (1926) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formulation populaire est une paraphrase moderne popularisée par Will Durant en 1926 ; elle résume une idée d'Aristote sur l'habitude morale.
- Ce qui reste incertain
- La phrase n'apparaît pas comme citation littérale chez Aristote : elle est souvent attribuée à tort à Aristote dans la culture populaire.
L'idée clé est que le caractère se forge par la répétition : l'excellence est une disposition permanente née de gestes répétés, non un exploit isolé. Cette formule populaire condense la thèse morale antique mais la tournure célèbre est une paraphrase moderne qui rend l'idée d'Aristote très concise.
« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les vérifications indiquent qu’aucune trace fiable de cette phrase n’a été retrouvée dans les discours ou écrits de Nelson Mandela.
- Ce qui reste incertain
- La formule est largement attribuée à Mandela dans la culture populaire, mais son origine exacte n’est pas authentifiée et doit être considérée comme disputée ou apocryphe.
La formule condense une posture de résilience : face à un revers, on transforme la défaite en matière première pour progresser. Attribuée à Nelson Mandela, elle circule sans source primaire vérifiable, ce qui n’empêche pas son usage comme maxime de leadership et de persévérance.
« Il faut imaginer Sisyphe heureux. »
Source : Le Mythe de Sisyphe, conclusion (1942) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure comme formulation finale et décisive de l’essai Le Mythe de Sisyphe, publié en 1942.
- Ce qui reste incertain
- Un commentateur a noté une formulation antérieure attribuée à Kuki Shūzō, mais la tournure célèbre reste canonique chez Camus en raison de son rôle conclusif.
Camus transforme la peine en choix : Sisyphe ne trouve pas de sens céleste, mais gagne une dignité lucide en acceptant la tâche et en refusant l’illusion. La phrase finale de Le Mythe de Sisyphe condense son idée que la révolte consciente suffit à produire une forme tragique de bonheur.
« Impossible n’est pas français. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formule figure comme proverbe traditionnel et réapparaît dans The Book of Life de Deborah Harkness, prononcée par un personnage.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution à Napoléon est traditionnelle mais non vérifiée par un texte d'époque ; la forme circule comme proverbe.
Cette formule condense une posture : refuser que quelque chose soit «impossible», comme si le mot même trahissait la lâcheté. Dans Le Book of Life, Deborah Harkness emploie la réplique pour caractériser un personnage, mais la phrase est surtout un proverbe traditionnel associé, sans preuve sûre, à Napoléon.
« Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. »
Source : Lettres à Lucilius, 104, 26
Attribution apocrypheCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les éditions critiques attribuent la formulation latine à Sénèque dans les Lettres morales à Lucilius, épître 104, section 26.
- Ce qui reste incertain
- La citation circule aussi sous le nom de Renaud Dillies après sa présence dans un contexte de bande dessinée ; cette attribution moderne est probablement apocryphe et disputée.
L’idée centrale est simple et percutante : oser précède et transforme l’obstacle. Formulée dans la tradition stoïcienne, elle dit que nos hésitations fabriquent une part de la difficulté. La version française circule largement dans les recueils de citations et remonte, selon les éditions critiques, à Sénèque.
« Le génie, c’est 1 % d’inspiration et 99 % de transpiration. »
Source : Harper's Monthly, septembre 1932 ; lettre d'Edison, 1927 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Edison a lui‑même confirmé la formulation dans une lettre de 1927 et la version publiée dans Harper's Monthly (septembre 1932) a été approuvée par lui.
- Ce qui reste incertain
- La formule exacte a évolué : Edison avait employé d'autres ratios auparavant et des idées similaires circulaient déjà, si bien que la phraséologie finale résulte d'une stabilisation progressive.
Cette phrase condense l'idée qu'une découverte industrielle tient surtout à l'effort répété et méthodique plutôt qu'à l'éclair de génie. Elle reflète la pratique d'Edison : essais, erreurs et discipline quotidienne. La formule 1 %/99 % s'est stabilisée via ses déclarations publiques et publications postérieures.