Citations : Apprentissage
L’apprentissage apparaît ici comme un chemin sans fin où l’échec et l’effort se transforment en étapes nécessaires. Les auteurs réunis — Aristote, Socrate, Nelson Mandela — insistent sur la répétition, l’humilité et la résilience : apprendre ne veut pas dire tout savoir, mais façonner des habitudes, tirer des leçons et persévérer malgré les refus.
Les textes oscillent entre l’exigence du travail patient et la révision de soi. Certains valorisent la discipline et la méthode ; d’autres rappellent que le doute et la remise en question ouvrent aux possibilités. La tension qui traverse ces voix est la même : comment convertir l’expérience, même rude, en sagesse durable ?
8 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« Si vous échouez, n’abandonnez jamais, car F.A.I.L. signifie “First Attempt In Learning” (“première tentative d’apprentissage”). La fin n’est pas la fin ; en fait, E.N.D. signifie “Effort Never Dies” (“l’effort ne meurt jamais”). Si vous obtenez “non” comme réponse, souvenez-vous que N.O. signifie “Next Opportunity” (“prochaine occasion”). »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à A. P. J. Abdul Kalam dans des compilations et sur les réseaux, mais aucun discours, livre ou archive officielle n’a été identifié pour ce texte exact.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est disputée : la formule a peut‑être été prononcée oralement ou reprise ailleurs ; l’absence de source première rend l’attribution apocryphe possible.
Cette formule transforme l’échec en méthode : trois jeux d’acronymes qui invitent à réinterpréter un revers comme apprentissage, persistance et nouvelle opportunité. Simple et mémorisable, le texte circule largement dans les milieux éducatifs et motivants comme phrase-clef d’encouragement.
« Moïse a passé quarante ans à se croire quelqu’un ; quarante ans à apprendre qu’il n’était rien ; et quarante ans à découvrir ce que Dieu peut faire d’un homme qui n’est rien. »
Source : The Call of Moses (sermon) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formule est largement attribuée à Dwight Lyman Moody et des versions proches figurent dans des recueils et matériels dévotionnels liés à Moody.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est contestée sur la forme exacte : le phrasé varie et aucune source primaire fournie ne reproduit mot pour mot cette version.
Cette phrase condense une idée chrétienne simple : Dieu rend féconds ceux dont l’orgueil a été brisé. En prenant la biographie de Moïse en trois périodes de quarante ans, elle montre un chemin de confiance humaine qui cède la place à la dépendance divine, puis à l’action rendue possible par Dieu.
« Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée ; l’excellence, donc, n’est pas un acte, mais une habitude. »
Source : The Story of Philosophy, Will Durant (1926) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formulation populaire est une paraphrase moderne popularisée par Will Durant en 1926 ; elle résume une idée d'Aristote sur l'habitude morale.
- Ce qui reste incertain
- La phrase n'apparaît pas comme citation littérale chez Aristote : elle est souvent attribuée à tort à Aristote dans la culture populaire.
L'idée clé est que le caractère se forge par la répétition : l'excellence est une disposition permanente née de gestes répétés, non un exploit isolé. Cette formule populaire condense la thèse morale antique mais la tournure célèbre est une paraphrase moderne qui rend l'idée d'Aristote très concise.
« Pour ma part, tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. »
Source : Apologie, 21d–22d (c. 399 av. J.-C.) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les sources montrent que l’idée vient de l’Apologie de Platon (passages autour de 21d–22d) où Socrate se dit plus sage parce qu’il ne feint pas de savoir.
- Ce qui reste incertain
- Le libellé moderne est une paraphrase ; la formulation exacte « je ne sais rien » n’apparaît pas textuellement dans Platon et reste disputée.
Cette formule condense l’idée maîtresse de Socrate : la sagesse commence par reconnaître ses limites. Elle n’apparaît pas mot pour mot chez Platon, mais résume l’enquête du philosophe sur l’oracle de Delphes et sa conclusion sur l’ignorance humaine.
« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les vérifications indiquent qu’aucune trace fiable de cette phrase n’a été retrouvée dans les discours ou écrits de Nelson Mandela.
- Ce qui reste incertain
- La formule est largement attribuée à Mandela dans la culture populaire, mais son origine exacte n’est pas authentifiée et doit être considérée comme disputée ou apocryphe.
La formule condense une posture de résilience : face à un revers, on transforme la défaite en matière première pour progresser. Attribuée à Nelson Mandela, elle circule sans source primaire vérifiable, ce qui n’empêche pas son usage comme maxime de leadership et de persévérance.
« Le génie, c’est 1 % d’inspiration et 99 % de transpiration. »
Source : Harper's Monthly, septembre 1932 ; lettre d'Edison, 1927 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Edison a lui‑même confirmé la formulation dans une lettre de 1927 et la version publiée dans Harper's Monthly (septembre 1932) a été approuvée par lui.
- Ce qui reste incertain
- La formule exacte a évolué : Edison avait employé d'autres ratios auparavant et des idées similaires circulaient déjà, si bien que la phraséologie finale résulte d'une stabilisation progressive.
Cette phrase condense l'idée qu'une découverte industrielle tient surtout à l'effort répété et méthodique plutôt qu'à l'éclair de génie. Elle reflète la pratique d'Edison : essais, erreurs et discipline quotidienne. La formule 1 %/99 % s'est stabilisée via ses déclarations publiques et publications postérieures.
« Un problème sans solution est un problème mal posé. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à Albert Einstein dans des recueils et sites, mais aucune source primaire identifiable n'est fournie par les résultats consultés.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution est contestée : les recherches disponibles montrent des citations secondaires sans référence à un texte d'Einstein, donc l'origine reste non vérifiée.
Cette phrase invite à vérifier l'énoncé avant de chercher la solution : si aucun remède n'apparaît, c'est souvent que le problème a été mal formulé. On l'emploie en management, enseignement et ingénierie pour encourager le recadrage plutôt que l'acharnement. Attribuée à Albert Einstein, l'origine n'est pas vérifiée.
« La culture, c’est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié. »
Source : Notes et maximes (posthume, 1961) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formule figure dans Notes et maximes en étant présentée comme une parole d’un « pédagogue japonais », et des chercheurs ont retrouvé une formulation antérieure chez Ellen Key (1891).
- Ce qui reste incertain
- L’attribution à Herriot est contestée : il semble avoir répété ou adapté une formule antérieure plutôt que d’en être l’auteur original.
La phrase souligne que la « culture » n’est pas un stock de faits mais une formation durable — jugements, habitudes intellectuelles et méthode — qui reste quand les détails s’effacent. Elle circule dans les débats sur l’éducation et illustre une critique de l’enseignement purement mémorisé, souvent associée à Édouard Herriot.