« Tout le monde commence au début du chemin, et le monde est dans un état d’enfance éternelle. »
— Tayeb Salih · 1929 – 2009Source : Season of Migration to the North, p. 88 (Heinemann, 1991) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Phrase attestée dans Season of Migration to the North de Tayeb Salih ; elle est prononcée par le narrateur non nommé et repérée dans l'édition Heinemann (1991).
- Ce qui reste incertain
- La pagination varie selon les éditions anglaises ; la formulation est vérifiée mais appartient au discours du narrateur, pas à un aphorisme autobiographique de l'auteur.
Comprendre la citation
Cette phrase de Season of Migration to the North place l'errance au cœur d'une réflexion sur l'histoire collective : chaque génération doit reprendre le voyage, et l'humanité reste «en enfance» — inachevée, vulnérable et facilement séduite par de fausses réinventions. Elle vient du narrateur du roman et porte l'ironie propre au texte.
L’anecdote
Tayeb Salih a grandi dans une famille de cultivateurs et d'enseignants religieux, puis a travaillé pour la BBC arabe et l'UNESCO — un parcours qui reflète les déplacements que décrit son roman.
Pour aller plus loin
- L’époque
- Dans les décennies postcoloniales après 1966, lorsque les sociétés soudanaises affrontaient l'héritage britannique et la modernité européenne.
- La pensée
- Le propos décrit une condition de «devenir permanent» : vivre comme si l'on apprenait toujours, ce qui invite à explorer mais rappelle le risque de perdre ses racines.
- Le mot clé
- Wanderlust : le désir de partir, porteur d'émancipation et de déracinement.
- Ils l’ont citée
- La phrase est citée dans des commentaires littéraires et recueils de citations, souvent détachée de son contexte ironique.
Trois défis pour la vivre
Dans l’app, vous choisissez celui qui colle à votre journée, et le soir, vous dites comment il s’est passé.
Écrivez pendant 12 minutes sur un moment où vous avez dû repartir à zéro ; décrivez ce que vous avez laissé et ce que vous avez appris en chemin.
La phrase rappelle que chacun repart au début ; écrire sur une reprise permet d'identifier les leçons et d'apprivoiser l'incertitude du recommencement.
Faites une marche contemplative de 10 minutes sans objectif, observez cinq sensations différentes (son, odeur, température, posture, pensée) et notez-les après.
La phrase évoque l'enfance du monde et l'errance ; ralentir et observer sans but aide à ressentir cette vulnérabilité et à accepter la nature répétitive du voyage.
Créez un collage visuel en 20 minutes représentant 'le début du chemin' avec découpes, mots et textures ; prenez une photo du résultat.
L'image d'un monde en enfance appelle l'expression sensible ; fabriquer un collage rend tangible le mélange d'innocence, d'erreur et de recommencement évoqué par la citation.
En quoi votre envie de partir vous éclaire-t-elle sur ce que vous laissez derrière vous ?
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