Citations : Solidarité
6 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« J’ai juré de ne jamais garder le silence chaque fois et partout où des êtres humains subissent la souffrance et l’humiliation. Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le bourreau, jamais celui qui est tourmenté. »
Source : Discours de réception du prix Nobel de la paix, Oslo, 10 décembre 1986 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase provient du discours de réception du prix Nobel prononcé à Oslo le 10 décembre 1986 ; le passage figure dans la transcription publiée par la fondation Wiesel.
Prononcée lors de son discours de réception du prix Nobel en 1986, cette phrase condense une leçon née du génocide : l’inaction devant la souffrance n’est pas neutre, elle protège la machine de l’oppression. Wiesel transforme le témoignage en devoir moral et appelle à parler pour les victimes.
« Si je survis, je passerai toute ma vie à la porte du four, veillant à ce que personne ne se voie refuser du pain et, pour donner une leçon de charité, surtout à ceux qui n’ont pas apporté de farine. »
Source : Martí: Thoughts/Pensamientos, éd. Carlos Ripoll, 1994 (référencé à Nuestra América y otros escritos) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formulation figure dans l’anthologie Martí : Thoughts/Pensamientos (éd. Carlos Ripoll, 1994) et y est liée à Nuestra América y otros escritos, mais le passage espagnol d’origine n’a pas été retrouvé ici.
- Ce qui reste incertain
- Attribution plausible mais non vérifiée : la chaîne de citation dépend d’anthologies secondaires ; la version exacte et le contexte historique ne sont pas établis.
L’image du four collectif dit une politique de provision partagée : une société doit organiser l’accès au nécessaire pour tous, même ceux qui n’ont rien apporté. La phrase transforme la charité en épreuve morale : la générosité vaut quand elle bénéficie aux non-contributeurs. Cette formulation lui est attribuée à José Martí, mais l’origine exacte reste fragile.
« Nous ne pouvons pas tous accomplir de grandes choses. Mais nous pouvons faire de petites choses avec beaucoup d’amour. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à Mère Teresa dans des recueils et publications secondaires, mais aucune source contemporaine et datée n’établit son apparition exacte.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est disputée : la formulation précise n’a pas été trouvée dans des discours ou textes primaires répertoriés, donc la citation doit rester « attribuée à » plutôt que « vérifiée ».
La phrase rappelle que la valeur d’un geste vient de l’attention qu’on y met : l’amour transforme le banal en service moral. Elle s’inscrit dans la spiritualité des Missionnaires de la Charité, qui mettent l’accent sur des soins humbles et concrets aux plus pauvres. L’attribution exacte à Mère Teresa reste cependant non prouvée.
« J’enseignais dans l’une des universités alors que le pays souffrait d’une grave famine. Des gens mouraient de faim et je me sentais totalement impuissant. En tant qu’économiste, je n’avais aucun outil dans ma boîte à outils pour remédier à ce genre de situation. »
Source : Entretien Wharton, 2005 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est consignée dans un entretien publié par la Wharton School en 2005, où Yunus rapporte son expérience pendant la famine de 1974.
Yunus décrit le vertige moral d’un professeur dont les savoirs abstraits semblent impuissants devant la faim réelle. Ce constat, tiré d’un entretien de 2005, explique pourquoi il a quitté la seule théorie pour inventer des réponses concrètes à la pauvreté. La phrase condense la genèse pratique du microcrédit.
« Nous pouvons avoir des religions différentes, des langues différentes, des couleurs de peau différentes, mais nous appartenons tous à une seule race humaine. »
Source : Simply Living: The Spirit of the Indigenous People, 1999 · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à Kofi Annan et figure dans Simply Living : The Spirit of the Indigenous People (1999) sous une forme proche.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution reste contestée : la source connue est une citation secondaire dans un livre de 1999, sans discours ou document officiel d'Annan confirmé.
La phrase affirme que les différences visibles ou culturelles ne définissent pas des humanités séparées, mais réaffirme une appartenance commune et la dignité partagée. Elle s'inscrit dans le discours d'un dirigeant des Nations unies en faveur des droits humains et de la coopération internationale et rappelle que la diversité n'annule pas l'universalité des valeurs.
« Se consacrer pleinement et durablement apporte bonheur et bonne santé tant à celui qui donne qu’à celui qui reçoit. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Source non retrouvéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- L’attribution à Enock Maregesi est plausible : il publie des maximes sous son nom, mais aucune source primaire vièrge n’établit ce texte exact.
- Ce qui reste incertain
- Aucune édition datée, discours ou texte autorisé n’a été identifié pour cette phrase ; elle circule surtout via bases de citations et sites personnels.
L’idée forte ici est que l’engagement soutenu transforme les relations : quand la générosité est continue et choisie, elle construit du bien-être partagé et de la résilience sociale. La phrase reflète un registre moral contemporain, ancré dans la pratique du service volontaire plutôt que dans une doctrine précise.