Citations : Responsabilité personnelle
4 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« J’ai juré de ne jamais garder le silence chaque fois et partout où des êtres humains subissent la souffrance et l’humiliation. Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le bourreau, jamais celui qui est tourmenté. »
Source : Discours de réception du prix Nobel de la paix, Oslo, 10 décembre 1986 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase provient du discours de réception du prix Nobel prononcé à Oslo le 10 décembre 1986 ; le passage figure dans la transcription publiée par la fondation Wiesel.
Prononcée lors de son discours de réception du prix Nobel en 1986, cette phrase condense une leçon née du génocide : l’inaction devant la souffrance n’est pas neutre, elle protège la machine de l’oppression. Wiesel transforme le témoignage en devoir moral et appelle à parler pour les victimes.
« Je n'ai jamais assaisonné une vérité avec la sauce d'un mensonge pour la digérer plus facilement. »
Source : L’Œuvre au noir, 1968 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est attestée dans L’Œuvre au noir (The Abyss), où le personnage Zénon défend l’honnêteté intellectuelle.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution à Yourcenar est vérifiée ; la formulation anglaise fournie relève d’une traduction plutôt que du texte original français.
La phrase saisit l’exigence intellectuelle de ne pas adoucir la réalité pour son confort : Yourcenar montre que falsifier même partiellement un fait, en y ajoutant la « sauce » d’un mensonge, ruine la loyauté de la pensée. Dans L’Œuvre au noir, cette image corporelle lie honnêteté et discipline intérieure au sein d’une méditation historique.
« Je vois l’Histoire comme une grande course de relais où chacun de nous, avant de tomber, doit porter plus loin le défi d’être un homme. »
Source : La Promesse de l’aube, 1960 · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est fortement attribuée à Romain Gary et se trouve citée sous son nom ; les indices renvoient probablement à La Promesse de l’aube.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution reste non entièrement vérifiée : aucun numéro d’édition ni page précise n’ont été établis et la formulation peut dépendre d’une traduction.
L’image de la course de relais explique que l’effort moral se transmet : chacun hérite d’un devoir collectif et doit le prolonger avant de disparaître. Cette phrase, attribuée à Romain Gary et cohérente avec La Promesse de l’aube, dit moins la compétition que la responsabilité humaine face à l’histoire.
« Nous sommes les victimes de nous-mêmes ; les autres ne sont qu’un prétexte »
Source : قيس وليلى والذئب, 21 mars 2011 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est attribuée bibliographiquement à Buthaina Al‑Eisa et liée au livre قيس وليلى والذئب publié en 2011.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution est documentée par des catalogues et bases de citations, mais aucune image de la page originale ni texte numérique vérifiable n'est fourni ici.
La phrase invite à sortir du rôle de victime en montrant comment nous transformons parfois nos blessures en justification permanente. Attachée bibliographiquement à « قيس وليلى والذئب » (2011), elle vient d'une écrivaine contemporaine et prend la forme d'une observation morale plutôt que d'un plaidoyer accusateur.