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« J’ai juré de ne jamais garder le silence chaque fois et partout où des êtres humains subissent la souffrance et l’humiliation. Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le bourreau, jamais celui qui est tourmenté. »

— Elie Wiesel · 1928 – 2016

Source : Discours de réception du prix Nobel de la paix, Oslo, 10 décembre 1986 · Vérifier la source

Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
Ce qui est documenté
La phrase provient du discours de réception du prix Nobel prononcé à Oslo le 10 décembre 1986 ; le passage figure dans la transcription publiée par la fondation Wiesel.

Comprendre la citation

Prononcée lors de son discours de réception du prix Nobel en 1986, cette phrase condense une leçon née du génocide : l’inaction devant la souffrance n’est pas neutre, elle protège la machine de l’oppression. Wiesel transforme le témoignage en devoir moral et appelle à parler pour les victimes.

En version originale · anglais

I swore never to be silent whenever and wherever human beings endure suffering and humiliation. We must always take sides. Neutrality helps the oppressor, never the victim. Silence encourages the tormentor, never the tormented.

L’anecdote

Le passage figure vers la fin du discours d'Oslo, quand Wiesel évoque que « le monde savait et resta silencieux », rappelant pourquoi il fit ce serment public.

Pour aller plus loin

L’époque
En 1986, au cœur des débats post‑Shoah et des luttes contre l’apartheid, Wiesel reçut le Nobel et parla contre l’indifférence.
La pensée
C’est une éthique de la responsabilité : face à la souffrance, rester passif revient à entretenir l’injustice. Concrètement, cela signifie intervenir, témoigner ou soutenir les victimes.
Le mot clé
Responsabilité morale : obligation d’agir ou de témoigner quand l’injustice fait des victimes.
Ils l’ont citée
La phrase est régulièrement reprise dans l’enseignement de l’Holocauste, dans des hommages et des discours sur les droits humains.

Trois défis pour la vivre

Dans l’app, vous choisissez celui qui colle à votre journée, et le soir, vous dites comment il s’est passé.

  1. Appelez ou rencontrez aujourd’hui une personne qui partage vos valeurs et discutez d’une situation d’injustice locale ; convenez d’une action concrète à faire ensemble cette semaine.

    La citation appelle à prendre parti en paroles et en actes. Parler avec un allié transforme l’indignation en plan d’action et brise le silence collectif.

  2. Rédigez aujourd’hui un court texte public (post, lettre ouverte ou e-mail) exprimant votre position sur une injustice que vous connaissez et proposez une mesure concrète pour aider les victimes.

    Wiesel demande la prise de parole publique. Écrire et publier clarifie la pensée, crée pression morale et donne voix à ceux que le silence ignore.

  3. Consacrez 45 minutes à cartographier les acteurs locaux (associations, juristes, élus) liés à une injustice précise ; notez trois façons vérifiables d’aider les victimes cette semaine.

    La citation lie parole et responsabilité ; la recherche transforme l'émotion en stratégies effectives pour soutenir les victimes plutôt qu'en simple indignation.

Comment réagissez‑vous quand vous voyez une injustice qui ne vous touche pas directement ?

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