Citations : Histoire
5 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« Le présent est à eux ; l'avenir, pour lequel j'ai vraiment travaillé, est à moi. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à Nikola Tesla et associée à une version plus longue citée dans des archives de citations et des biographies.
- Ce qui reste incertain
- Le libellé exact en anglais et sa source primaire ne sont pas solidement établis : on cite tantôt un article de 1905, tantôt une interview de 1927, sans preuve décisive.
Cette phrase oppose la gloire immédiate au jugement de l'histoire : Tesla mise sur la reconnaissance posthume de ses travaux plutôt que sur la faveur du moment. Elle s'inscrit dans une carrière marquée par des brevets, des rivalités et des idées en avance sur leur époque, quand les retombées pratiques n'ont pas toujours suivi.
« Je vois l’Histoire comme une grande course de relais où chacun de nous, avant de tomber, doit porter plus loin le défi d’être un homme. »
Source : La Promesse de l’aube, 1960 · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est fortement attribuée à Romain Gary et se trouve citée sous son nom ; les indices renvoient probablement à La Promesse de l’aube.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution reste non entièrement vérifiée : aucun numéro d’édition ni page précise n’ont été établis et la formulation peut dépendre d’une traduction.
L’image de la course de relais explique que l’effort moral se transmet : chacun hérite d’un devoir collectif et doit le prolonger avant de disparaître. Cette phrase, attribuée à Romain Gary et cohérente avec La Promesse de l’aube, dit moins la compétition que la responsabilité humaine face à l’histoire.
« La première phrase de tout roman devrait être : Faites-moi confiance, cela prendra du temps, mais il y a ici un ordre, très ténu, très humain. »
Source : In the Skin of a Lion, 1987 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase provient du roman In the Skin of a Lion de Michael Ondaatje et figure dans un passage métatextuel qui conseille au lecteur : « Meander if you want to get to town. »
Phrase dite dans In the Skin of a Lion, elle invite le lecteur à accepter l’attente et la lente révélation d’un sens fragile. C’est une mise en garde métatextuelle : le récit promet un ordre discret, humain, qui naît des voix et des fragments plutôt que d’une intrigue toute faite.
« Pour prévoir la destinée d’une nation, il est nécessaire d’ouvrir le livre qui raconte son passé. »
Source : Filipinas dentro de cien años, ouverture (essai sérialisé, 1889–1890) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- L'idée apparaît clairement à l'ouverture de l'essai «The Philippines Within a Century» (Filipinas dentro de cien años), publié par Rizal en 1889–1890.
- Ce qui reste incertain
- La formulation anglaise courante est une traduction ou paraphrase ; le libellé exact ne figure pas de façon vérifiée dans les sources retrouvées.
Rizal soutient que comprendre l'avenir d'un peuple passe par l'étude critique de son passé : lire les causes, les dominations et les résistances permet d'imaginer des chemins politiques possibles. Cette idée ouvre son essai «Filipinas dentro de cien años», fondant l'action civique sur la connaissance historique.
« Tout nouveau mouvement social est d’abord accusé d’être l’œuvre d’étrangers et d’hérétiques ; s’il réussit et s’empare du pouvoir, il devient partie intégrante de la religion et entre au registre des choses sacrées héritées. »
Source : Wʿāẓ al‑Salāṭīn, p. 61 (1954) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est attribuée à Ali al‑Wardi et est documentée comme un passage de Wʿāẓ al‑Salāṭīn, couramment cité à la p. 61.
- Ce qui reste incertain
- La formulation varie légèrement selon les éditions et les transcriptions arabes (quelques variantes orthographiques), mais l’attribution à Al‑Wardi est considérée comme fondée.
Al‑Wardi observe comment la victoire politique transforme un mouvement : d’abord diabolisé comme « œuvre d’étrangers et d’hérétiques », il peut, une fois au pouvoir, être réécrit en tradition religieuse. Cette idée vient de Wʿāẓ al‑Salāṭīn (p. 61) et met en garde contre la façon dont le contrôle du pouvoir remodèle la mémoire collective.