Citations : Humanisme
6 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« Si je survis, je passerai toute ma vie à la porte du four, veillant à ce que personne ne se voie refuser du pain et, pour donner une leçon de charité, surtout à ceux qui n’ont pas apporté de farine. »
Source : Martí: Thoughts/Pensamientos, éd. Carlos Ripoll, 1994 (référencé à Nuestra América y otros escritos) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formulation figure dans l’anthologie Martí : Thoughts/Pensamientos (éd. Carlos Ripoll, 1994) et y est liée à Nuestra América y otros escritos, mais le passage espagnol d’origine n’a pas été retrouvé ici.
- Ce qui reste incertain
- Attribution plausible mais non vérifiée : la chaîne de citation dépend d’anthologies secondaires ; la version exacte et le contexte historique ne sont pas établis.
L’image du four collectif dit une politique de provision partagée : une société doit organiser l’accès au nécessaire pour tous, même ceux qui n’ont rien apporté. La phrase transforme la charité en épreuve morale : la générosité vaut quand elle bénéficie aux non-contributeurs. Cette formulation lui est attribuée à José Martí, mais l’origine exacte reste fragile.
« Comme écrire, lire, c’est protester contre les insuffisances de la vie. »
Source : Discours Nobel, « En louange de la lecture et de la fiction », 7 décembre 2010 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans le Discours Nobel de Mario Vargas Llosa, « In Praise of Reading and Fiction », prononcé le 7 décembre 2010.
Pour Vargas Llosa, lire est un acte de résistance : en lisant on refuse la suffisance du réel et l'on imagine des vies, des justices et des vérités que la vie quotidienne n'offre pas. La phrase vient de son Discours Nobel et résume sa vision humaniste du roman.
« Nous pouvons avoir des religions différentes, des langues différentes, des couleurs de peau différentes, mais nous appartenons tous à une seule race humaine. »
Source : Simply Living: The Spirit of the Indigenous People, 1999 · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée à Kofi Annan et figure dans Simply Living : The Spirit of the Indigenous People (1999) sous une forme proche.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution reste contestée : la source connue est une citation secondaire dans un livre de 1999, sans discours ou document officiel d'Annan confirmé.
La phrase affirme que les différences visibles ou culturelles ne définissent pas des humanités séparées, mais réaffirme une appartenance commune et la dignité partagée. Elle s'inscrit dans le discours d'un dirigeant des Nations unies en faveur des droits humains et de la coopération internationale et rappelle que la diversité n'annule pas l'universalité des valeurs.
« La première phrase de tout roman devrait être : Faites-moi confiance, cela prendra du temps, mais il y a ici un ordre, très ténu, très humain. »
Source : In the Skin of a Lion, 1987 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase provient du roman In the Skin of a Lion de Michael Ondaatje et figure dans un passage métatextuel qui conseille au lecteur : « Meander if you want to get to town. »
Phrase dite dans In the Skin of a Lion, elle invite le lecteur à accepter l’attente et la lente révélation d’un sens fragile. C’est une mise en garde métatextuelle : le récit promet un ordre discret, humain, qui naît des voix et des fragments plutôt que d’une intrigue toute faite.
« La beauté sauvera le monde. »
Source : L'Idiot, conversation de salon (1867–1869) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est prononcée par le prince Mychkine dans Le Idiot ; elle figure bien dans le texte de Dostoevski.
- Ce qui reste incertain
- La formulation est vérifiée mais le contexte la rend ambiguë : le roman la présente dans une réplique dramatique qui la qualifie et la remet en question.
Prononcée par le prince Mychkine dans Le Idiot, la phrase suggère que la beauté peut réveiller les consciences et orienter l’action morale. Ce n’est pas un titre publicitaire pour l’art : le roman met en scène la réplique dans un échange ambigu qui interroge quel type de beauté — esthétique, spirituelle ou christique — peut réellement « sauver » le monde.
« La culture, c’est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié. »
Source : Notes et maximes (posthume, 1961) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formule figure dans Notes et maximes en étant présentée comme une parole d’un « pédagogue japonais », et des chercheurs ont retrouvé une formulation antérieure chez Ellen Key (1891).
- Ce qui reste incertain
- L’attribution à Herriot est contestée : il semble avoir répété ou adapté une formule antérieure plutôt que d’en être l’auteur original.
La phrase souligne que la « culture » n’est pas un stock de faits mais une formation durable — jugements, habitudes intellectuelles et méthode — qui reste quand les détails s’effacent. Elle circule dans les débats sur l’éducation et illustre une critique de l’enseignement purement mémorisé, souvent associée à Édouard Herriot.