
Citations d’Ali al-Wardi
1913 – 1995 · Irak, XXe siècle · sociologue, historien social, professeur et intellectuel public
À propos d’Ali al-Wardi
Né en 1913 à Kadhimiya (Bagdad) et mort le 13 juillet 1995 à Bagdad, Ali al‑Wardi forma la sociologie irakienne moderne. Étudiant à l'American University of Beirut puis titulaire d'une maîtrise (1948) et d'un doctorat (1950) à l'University of Texas, il enseigna à l'université de Bagdad dès 1950 et prit sa retraite en 1970.
Œuvres : La personnalité de l'individu irakien ; Une étude de la sociologie de l'islam ; Les Prêcheurs du sultan ; Histoire sociale de l'Irak
Ses citations
« Tout nouveau mouvement social est d’abord accusé d’être l’œuvre d’étrangers et d’hérétiques ; s’il réussit et s’empare du pouvoir, il devient partie intégrante de la religion et entre au registre des choses sacrées héritées. »
Source : Wʿāẓ al‑Salāṭīn, p. 61 (1954) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est attribuée à Ali al‑Wardi et est documentée comme un passage de Wʿāẓ al‑Salāṭīn, couramment cité à la p. 61.
- Ce qui reste incertain
- La formulation varie légèrement selon les éditions et les transcriptions arabes (quelques variantes orthographiques), mais l’attribution à Al‑Wardi est considérée comme fondée.
Al‑Wardi observe comment la victoire politique transforme un mouvement : d’abord diabolisé comme « œuvre d’étrangers et d’hérétiques », il peut, une fois au pouvoir, être réécrit en tradition religieuse. Cette idée vient de Wʿāẓ al‑Salāṭīn (p. 61) et met en garde contre la façon dont le contrôle du pouvoir remodèle la mémoire collective.