Aller au contenu principal

« À mes yeux, un écrivain est un écrivain parce que, même quand il n’y a aucun espoir, même quand rien de ce que vous faites ne semble prometteur, vous continuez malgré tout à écrire. »

— Junot Díaz · 1968 –

Source : O, The Oprah Magazine, Becoming a Writer, novembre 2009 · Vérifier la source

Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
Ce qui est documenté
La phrase figure dans une rubrique de O (novembre 2009) attribuée à Junot Díaz et correspond à la conclusion d’un passage plus long.
Ce qui reste incertain
L’attribution à Díaz est vérifiée, mais la citation publiée est l’extrait final d’un paragraphe qui commence par une phrase rejetant l’idée du don inné.

Comprendre la citation

Díaz redéfinit la vocation d’écrivain comme une pratique d’endurance : l’identité d’auteur se montre quand on écrit malgré l’absence d’espoir ou de signes extérieurs de succès. Énoncé en 2009 dans une courte rubrique de O, il oppose cette persévérance à l’idée du talent immédiat.

En version originale · anglais

In my view, a writer is a writer because even when there is no hope, even when nothing you do shows any sign of promise, you keep writing anyway.

L’anecdote

Né en 1968 à Saint-Domingue, Díaz a émigré dans le New Jersey à six ans et a appris l’anglais difficilement — une expérience qui marque sa réflexion sur la langue et l’éthique du travail.

Pour aller plus loin

L’époque
En 2009, déjà célèbre après The Brief Wondrous Life of Oscar Wao, il publie ce conseil dans O, une pièce de presse consacrée à devenir écrivain.
La pensée
C’est l’idée que l’écrivain se forme par l’effort continu, pas par l’inspiration seule : en pratique, on écrit quand même, on répète, on apprend des refus et on persiste.
Le mot clé
Persévérance : tenir le processus d’écriture même sans résultats visibles.
Ils l’ont citée
La phrase circule largement sur des sites de citations et des pages de conseils d’écriture, qui renvoient presque toujours à la rubrique d’O de novembre 2009.

Trois défis pour la vivre

Dans l’app, vous choisissez celui qui colle à votre journée, et le soir, vous dites comment il s’est passé.

  1. Écrivez 20 minutes sur une page rejetée : décrivez précisément pourquoi elle vous semble ratée, puis continuez la scène sans chercher la perfection.

    Díaz valorise l'écriture continue malgré le découragement. Reprendre une page refusée vous entraîne à persévérer et à transformer l'échec en matière première.

  2. Avant de revenir à un projet bloqué, prenez 10 minutes de respiration guidée : notez les pensées de découragement puis relancez-vous avec une phrase simple.

    La persistance requise par Díaz s'entretient par la régulation émotionnelle. Une pause consciente réduit l'auto-jugement et permet de reprendre l'écriture plus sereinement.

  3. Transform une page refusée en un poème noirci : prenez la page, barrez des mots, formez un poème d'une demi-page qui conserve l'acte d'écrire.

    Díaz affirme que l'identité d'écrivain se montre dans l'acte même. Recycler une page ratée en poème concrétise la persistance créative et redonne valeur au geste.

Comment réagissez-vous quand un projet avance sans succès apparent ?

Signaler une erreur

Une attribution, une source ou une traduction vous semble fausse ? Dites-le-nous : chaque signalement est lu, et la fiche est corrigée si besoin.

Votre message nous parvient par e-mail ; votre adresse ne sert qu’à vous répondre. Confidentialité.

Thèmes

Toutes les citations de Junot Díaz →