Citations : Traditions orales
3 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« L’homme est l’enfant de ses coutumes, non celui de ses ancêtres. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formulation courte est disputée mais repose probablement sur un passage de la Muqaddimah où Ibn Khaldûn explique que les coutumes façonnent les personnes.
- Ce qui reste incertain
- Les bases textuelles précises (version arabe, édition, chapitre) de la phrase courte ne sont pas établies ; elle doit être traitée comme une traduction/paraphrase moderne.
Ibn Khaldûn soutient que ce qui forge un individu, ce sont surtout les coutumes et les habitudes qu’il acquiert, non la simple ascendance. Cette idée s’inscrit dans la réflexion plus large de la Muqaddimah sur la formation des caractères et des sociétés. La formule courante est un rendu moderne d’un passage attribué à l’ouvrage.
« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »
Source : Allocution à l'UNESCO (formulation citée par l'Organisation), 1960 · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La recherche établit que l’idée revient clairement à Amadou Hampâté Bâ et qu’il a présenté la disparition des traditionalistes comme la perte d’un fonds culturel non exploité.
- Ce qui reste incertain
- La version exacte « bibliothèque qui brûle » est une paraphrase postérieure ; la formulation familière semble s’être diffusée après 1960 et n’est pas attestée mot pour mot dans le passage documenté.
Cette image résume une autre vérité : la perte d'un dépositaire de savoir oral prive une communauté de techniques, généalogies et récits qui n’existent souvent nulle part ailleurs. L’idée est liée à Amadou Hampâté Bâ et à son plaidoyer pour sauver les traditions orales menacées. La formule courante « bibliothèque qui brûle » est une paraphrase populaire de son argument.
« Les gens de chez nous disent que rien n’est permanent, monsieur Edwards. Les bons moments doivent prendre fin, comme les mauvais, que nous le voulions ou non. »
Source : « Behold the Dreamers, 2016 » · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans le roman Behold the Dreamers (2016) et est prononcée par le personnage Jende Jonga à Clark Edwards.
- Ce qui reste incertain
- La citation est vérifiée comme ligne du roman, mais elle est dite par un personnage fictif ; ce n'est pas une déclaration autobiographique d'Imbolo Mbue.
Ce propos condense l'idée d'impermanence : ni la prospérité ni la misère ne durent. Prononcée par Jende Jonga lors d'un adieu, la phrase porte une sagesse communautaire camerounaise et sert de refrain moral face à l'effondrement financier et à la séparation.