Citations : Trahison
3 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« La lâcheté est le plus terrible des vices. »
Source : Le Maître et Marguerite, récit de Yershalaïm (entre 1928–1940) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase apparaît dans Le Maître et Marguerite et provient d'un échange entre le personnage Yeshua et Ponce Pilate dans le récit de Yershalaïm.
- Ce qui reste incertain
- La citation est vérifiée dans le roman mais relève d'un dialogue fictionnel ; la formulation exacte varie selon les traductions et l'abrègement courant omet la réplique complète.
Bulgakov fait de la lâcheté la clé d'une mécanique sociale : elle permet le mensonge, la dénonciation et la compromission sous la pression politique. Dans le récit de Yershalaïm du Maître et Marguerite, la phrase sert à dénoncer comment la peur légitime des conséquences devient complicité. Elle vient d'une réplique du roman, pas d'un texte sacré.
« La saveur de la vie, c’est l’amour. Le sel de la vie, c’est aussi l’amour. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans le roman Une si longue lettre de Mariama Bâ, insérée dans la lettre de Ramatoulaye à Aissatou.
- Ce qui reste incertain
- Les preuves confirment l’apparition dans la traduction anglaise ; la formulation exacte en français et l’histoire des traductions méritent consultation.
Dans Une si longue lettre, Mariama Bâ oppose la douceur et l’essentiel : l’amour donne à la vie sa saveur et, comme le sel, transforme l’ordinaire. La phrase naît d’une réflexion intime de Ramatoulaye sur un retour sentimental douloureux, où affection et dignité se mêlent.
« Dans l’adultère, la tendresse et l’abnégation ont coutume d’intervenir ; dans l’homicide, le courage ; dans les profanations et le blasphème, une certaine lueur satanique. Judas choisit ces fautes qu’aucune vertu ne visite : l’abus de confiance et la délation. »
Source : Ficciones, « Trois versions de Judas » (1944) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est tirée d’un passage de la nouvelle « Three Versions of Judas » où elle est prononcée par le théologien fictif Nils Runeberg.
Borges fait ici une démonstration morale à travers une voix inventée : il oppose les fautes qui conservent un quelque chose de «noble» aux trahisons sans rédemption. Dans la nouvelle, ce raisonnement sert un paradoxe théologique sur Judas et interroge la valeur morale des actes selon leur contexte narratif.