Citations : Corruption
4 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« La démocratie, c’est quand le peuple contrôle le gouvernement. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est largement attribuée en ligne à Aung San Suu Kyi, et des citations secondaires la lient à un article du Daily Mirror du 28 septembre 2012, mais aucun texte primaire confirmé n'a été trouvé.
- Ce qui reste incertain
- L'attribution est contestée : les traces disponibles proviennent surtout de sites de citations secondaires et non d'un discours, d'une interview ou d'un écrit original vérifiable.
Cette formule résume une idée politique simple mais cruciale : la démocratie exige que les citoyens gardent le pouvoir sous contrôle, pas seulement qu'ils votent. Elle s'inscrit dans la défense d'institutions responsables et d'une opinion publique vigilante, un thème central des écrits et actions publics d'Aung San Suu Kyi.
« Le pouvoir tend à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt absolument. »
Source : Correspondance Acton–Creighton, lettre à Mandell Creighton, 1887 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans la lettre d'Acton à l'évêque Mandell Creighton en 1887 ; cette correspondance est la source documentée de l'aphorisme.
Acton avertit que la concentration du pouvoir altère la morale : plus l'autorité est absolue, plus elle écrase la conscience et favorise l'impunité. Il a formulé cette idée dans une lettre de 1887 à l'évêque Mandell Creighton en défendant l'exigence que l'histoire juge les puissants sans complaisance.
« La lâcheté est le plus terrible des vices. »
Source : Le Maître et Marguerite, récit de Yershalaïm (entre 1928–1940) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase apparaît dans Le Maître et Marguerite et provient d'un échange entre le personnage Yeshua et Ponce Pilate dans le récit de Yershalaïm.
- Ce qui reste incertain
- La citation est vérifiée dans le roman mais relève d'un dialogue fictionnel ; la formulation exacte varie selon les traductions et l'abrègement courant omet la réplique complète.
Bulgakov fait de la lâcheté la clé d'une mécanique sociale : elle permet le mensonge, la dénonciation et la compromission sous la pression politique. Dans le récit de Yershalaïm du Maître et Marguerite, la phrase sert à dénoncer comment la peur légitime des conséquences devient complicité. Elle vient d'une réplique du roman, pas d'un texte sacré.
« La fin justifie les moyens. »
Source : Le Prince, 1513 · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formulation française courante n’apparaît pas telle quelle dans les textes de Machiavel ; elle est une synthèse ultérieure d’une posture qu’on lui associe.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est disputée : la phrase est un résumé populaire et certaines sources évoquent d’autres auteurs possibles, mais l’origine exacte reste incertaine.
Cette formule résume un dilemme moral central de la pensée politique : elle dit qu’un but public peut rendre acceptables des actes répréhensibles. On rattache l’idée à Nicolas Machiavel et à son réalisme politique, mais la tournure française est une condensation ultérieure plutôt qu’une phrase vérifiée de son texte. Elle sert aujourd’hui de raccourci pour discuter sécurité, pouvoir et efficacité.