Citations : Ambiguïté morale
3 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« Il ne faut pas confondre la soif de vivre avec l'approbation de la vie. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Source non retrouvéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est attribuée à Elias Canetti sur plusieurs sites, mais aucun texte, note ou interview primaire n’a été identifié.
- Ce qui reste incertain
- L’origine réelle est incertaine : traduction libre, paraphrase de ses idées ou création d’un compilateur moderne.
Cette phrase sépare deux choses qu’on confond souvent : l’élan biologique de rester en vie et l’acceptation morale ou politique de la vie telle qu’elle est. Attribuée à Elias Canetti mais non vérifiée, elle résume une idée centrale de son œuvre sur la survie et le refus de la mort.
« Les gens sont des imbéciles, pas des monstres »
Source : Breath (2008; édition Pan Macmillan 2009) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est prononcée par Bruce « Pikelet » Pike, le narrateur de Breath de Tim Winton.
Cette phrase condense la position morale du roman : reconnaître que des actes terribles peuvent naître de bêtises, d'orgueil ou d'aveuglement sans transformer les acteurs en créatures inhumaines. Elle appartient au narrateur adulte, Bruce « Pikelet » Pike, qui réexamine ses erreurs passées dans Breath et refuse la diabolisation simpliste.
« Dans l’adultère, la tendresse et l’abnégation ont coutume d’intervenir ; dans l’homicide, le courage ; dans les profanations et le blasphème, une certaine lueur satanique. Judas choisit ces fautes qu’aucune vertu ne visite : l’abus de confiance et la délation. »
Source : Ficciones, « Trois versions de Judas » (1944) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est tirée d’un passage de la nouvelle « Three Versions of Judas » où elle est prononcée par le théologien fictif Nils Runeberg.
Borges fait ici une démonstration morale à travers une voix inventée : il oppose les fautes qui conservent un quelque chose de «noble» aux trahisons sans rédemption. Dans la nouvelle, ce raisonnement sert un paradoxe théologique sur Judas et interroge la valeur morale des actes selon leur contexte narratif.