Citations : Honte
3 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« L’enfer, c’est les autres. »
Source : Huis clos, dernière réplique (1944) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans la pièce Huis clos de Jean‑Paul Sartre et est prononcée par le personnage Garcin lors de l’échange final.
Sartre condense ici une idée lourde : l’enfer n’est pas un lieu de flammes mais la situation où l’on devient objet du regard d’autrui, soumis au jugement et à la honte. La phrase vient de Huis clos et clôt la pièce, où trois morts se retrouvent prisonniers les uns des autres. C’est une condamnation de la dépendance aux regards, pas de la vie sociale.
« La plainte de l’individu dépressif, “Rien n’est possible”, ne peut se produire que dans une société qui pense : “Rien n’est impossible”. »
Source : The Burnout Society (English translation by Erik Butler), 2015 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans l’édition anglaise traduite par Erik Butler de The Burnout Society et est attribuée à Byung‑Chul Han.
- Ce qui reste incertain
- Le passage est issu de l’ouvrage original en allemand (Müdigkeitsgesellschaft) ; la formulation citée ici provient de la traduction anglaise et non d’un texte rédigé en anglais par Han.
Han montre le paradoxe d’une époque qui promet l’impossible et produit pourtant la négation : quand la société exige que tout soit réalisable, l’échec devient intime et conduit à l’épuisement psychologique. Cette phrase provient d’un de ses essais sur la fatigue sociale et la pression à la performance.
« Le contraire de la dépression, c’est l’expression. Ce qui sort de vous ne vous rend pas malade ; c’est ce qui reste à l’intérieur qui le fait. »
Source : The Gift: 14 Lessons to Save Your Life, chapitre « No Prozac at Auschwitz » (2020) · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans The Gift d’Edith Eva Eger, dans le chapitre « No Prozac at Auschwitz », et y est citée comme formulation de son approche.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est vérifiée ; toutefois des versions légèrement différentes apparaissent dans des interviews et éditions (us/you, ill/sick).
La phrase résume une idée thérapeutique puissante : refuser ses émotions ne les annule pas, elles s’enkystent et empoisonnent la vie intérieure. Énoncée par Edith Eva Eger dans The Gift, elle situe l’expression comme outil de traitement, pas comme diagnostic médical.