Aller au contenu principal

« La plainte de l’individu dépressif, “Rien n’est possible”, ne peut se produire que dans une société qui pense : “Rien n’est impossible”. »

— Byung‑Chul Han · 1959 –

Source : The Burnout Society (English translation by Erik Butler), 2015 · Vérifier la source

Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
Ce qui est documenté
La phrase figure dans l’édition anglaise traduite par Erik Butler de The Burnout Society et est attribuée à Byung‑Chul Han.
Ce qui reste incertain
Le passage est issu de l’ouvrage original en allemand (Müdigkeitsgesellschaft) ; la formulation citée ici provient de la traduction anglaise et non d’un texte rédigé en anglais par Han.

Comprendre la citation

Han montre le paradoxe d’une époque qui promet l’impossible et produit pourtant la négation : quand la société exige que tout soit réalisable, l’échec devient intime et conduit à l’épuisement psychologique. Cette phrase provient d’un de ses essais sur la fatigue sociale et la pression à la performance.

En version originale · allemand

Die Klage des depressiven Menschen, „Nichts ist möglich“, kann nur in einer Gesellschaft vorkommen, die denkt: „Nichts ist unmöglich“.

L’anecdote

Fait surprenant : Byung‑Chul Han a commencé ses études en métallurgie avant de devenir philosophe, un parcours qui éclaire sa lecture technique des mécanismes sociaux.

Pour aller plus loin

L’époque
Époque contemporaine, marquée par la néolibéralisation et la culture de l’optimisation permanente.
La pensée
Han s’inscrit dans la philosophie sociale contemporaine : il décrit comment la liberté affichée se transforme en contrainte intérieure, poussant chacun à s’auto‑optimiser jusqu’à l’épuisement.
Le mot clé
Positivité excessive : pression sociale qui fait de l’optimisme obligatoire une forme de coercition.
Ils l’ont citée
La phrase réapparaît souvent dans les débats sur le burnout, la « hustle culture » et les études critiques sur la pression à la performance.

Trois défis pour la vivre

Dans l’app, vous choisissez celui qui colle à votre journée, et le soir, vous dites comment il s’est passé.

  1. Écrivez pendant 15 minutes sur une attente sociale qui vous pèse (réussite, disponibilité, productivité). Notez trois limites précises que vous pouvez poser cette semaine.

    Han souligne que la promesse du « tout possible » pèse sur l'individu. Mettre en mots l'attente et définir des limites concrètes désamorce la pression intériorisée.

  2. Faites une pause de 6 minutes : asseyez-vous, respirez 4–4–6, observez la phrase « Rien n’est impossible » et notez sans jugement la première pensée qui surgit.

    Han montre que la maxime sociale devient une injonction. Cette pause permet d'entendre la voix interne, de la décoller de la norme et d'accueillir l'émotion sans s'y soumettre.

  3. Plan une journée micro-objectifs : choisis une tâche qui semble « impossible » et détaille trois sous-étapes réalisables de 20 minutes chacune, puis bloque-les dans votre agenda.

    Han décrit comment l'exigence du possible transforme l'échec en honte. Fractionner une tâche intimidante en étapes conçoit le possible à taille humaine et réduit la pression morale.

Comment ressentez‑vous la pression à tout rendre possible dans votre vie quotidienne ?

Signaler une erreur

Une attribution, une source ou une traduction vous semble fausse ? Dites-le-nous : chaque signalement est lu, et la fiche est corrigée si besoin.

Votre message nous parvient par e-mail ; votre adresse ne sert qu’à vous répondre. Confidentialité.

Thèmes

Toutes les citations de Byung‑Chul Han →