Citations : Contemplation
La contemplation ici se présente comme une pratique et une révélation : elle réclame un patient entraînement de l’esprit chez la Bhagavad Gita et Rumi, et pourtant elle surgit aussi en un instant imprévu dans un coucher de soleil ou un regard, comme le notent Chris Evans et John Lennon.
Le fil qui relie ces voix est la tension entre pensée et silence — la clarté cartésienne et la profondeur indicible de Crazy Horse se confrontent. La page invite à explorer comment l’effort et l’abandon se répondent, et quelles portes intérieures ces moments ouvrent.
6 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« Peu à peu, par la patience et un effort répété, l’esprit s’apaisera dans le Soi. »
Source : « Bhagavad Gita, VI.25 » · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Le vers correspond au contenu de Bhagavad Gita 6.25, où Krishna recommande de calmer l’esprit graduellement par la pratique.
- Ce qui reste incertain
- La formulation française proposée est une paraphrase fidèle en sens mais n’est pas un verset littéralement canonique du texte sanskrit.
Ce vers rappelle que la tranquillité intérieure n’est pas un don instantané mais le fruit d’un lent apprentissage. Dans le chapitre VI, Krishna montre que la maîtrise mentale se gagne par une pratique patiente et répétée, qui stabilise l’attention sur le Soi. Il affirme que le progrès se fait « peu à peu ». La formulation citée est une paraphrase fidèle de 6.25.
« La vie est ce qui vous arrive pendant que vous êtes occupé à faire d’autres projets. »
Source : Beautiful Boy (Darling Boy), Double Fantasy, 1980 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans la chanson « Beautiful Boy (Darling Boy) », écrite et enregistrée par John Lennon pour l’album Double Fantasy (1980).
Cette phrase dit que la vie se déroule pendant que vous planifiez ailleurs — un rappel tendre que le réel avance sans permission. Écrite comme une ligne de chanson pour son fils, elle capte l’irréversibilité du temps et l’importance d’être présent. Elle vient de « Beautiful Boy (Darling Boy) », sur Double Fantasy (1980).
« Il y a des choses connues et des choses inconnues, et entre les deux, il y a des portes. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les vérifications n'ont trouvé aucune occurrence de cette formulation chez Blake ; des chercheurs la relient à une citation de Ray Manzarek publiée vers 1967.
- Ce qui reste incertain
- La phrase a été largement attribuée à Blake parce qu'elle rappelle sa formule «doors of perception», mais la provenance réelle reste moderne et contestée.
Cette phrase joue sur l’image des « portes » pour décrire la frontière entre savoir et ignorance ; elle évoque la perception comme passage vers l'inconnu. Ce libellé précis n'est pas retrouvé chez Blake : il a été rapproché de sa formule authentique sur «les portes de la perception», d'où la confusion.
« Le fait est que, quand je vois un coucher de soleil, une cascade ou autre chose, pendant une fraction de seconde, c’est si merveilleux, parce que pendant un court instant je sors de ma tête, et cela n’a rien à voir avec moi. Je n’essaie pas de comprendre, vous voyez ce que je veux dire ? Et je me demande si je peux trouver un moyen de maintenir cette tranquillité d’esprit. »
Source : Entretien, GQ — Chris Evans: American Marvel (Edith Zimmerman), 14 juin 2011
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase provient de l’entretien publié par GQ le 14 juin 2011, où Evans parle spontanément de sunsets et de cascades.
- Ce qui reste incertain
- La citation est vérifiée dans l’interview, mais le texte imprimé peut lisser l’oralité d’une remarque dite sur le vif.
Ce passage capte un instant d’évasion : face à un coucher de soleil ou une cascade, Evans décrit une suspension du « moi » où la tête se tait. C’est une confession intime glissée dans une interview magazine — un bref révélateur d’aspiration à la tranquillité d’esprit.
« Je salue la lumière dans vos yeux où tout l’univers réside. Car lorsque vous serez à ce centre en vous et que je serai à cet endroit en moi, nous ne ferons qu’un. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution apocrypheCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La recherche montre que l'attribution à Crazy Horse est apocryphe ; des commentaires pointent vers Paulo Coelho ou des réécritures modernes plutôt qu'une source lakota authentifiée.
- Ce qui reste incertain
- Aucune source primaire n'a été trouvée chez Crazy Horse. Le texte circule surtout via des collectes en ligne et des mèmes, certains attribuant la formulation à des œuvres contemporaines comme celle de Coelho.
La phrase évoque une union intérieure : deux personnes trouvant le même « centre » deviennent un seul cosmos émotionnel. Elle parle d'intimité spirituelle et de réciprocité, comme une prière à la présence partagée. Son ton moderne la rend facile à coller à diverses traditions.
« Je pense, donc je suis. »
Source : Discours de la méthode ; Méditations métaphysiques · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Descartes est solidement associé à l'argument du cogito ; la formulation existe dans ses ouvrages en variantes latines et françaises.
- Ce qui reste incertain
- La célèbre locution latine est devenue un label canonique ; Descartes emploie des formulations variables comme « je suis, j’existe », et la version française est une mise en forme ultérieure.
Le cogito nomme une certitude minimale : quand vous pensez, l'existence du sujet pensant devient indubitable. Cette découverte fonde une méthode qui reconstruit la connaissance à partir d'une vérité qui résiste au doute. Elle a transformé la façon de penser le sujet et la science.