Citations : Mystère
Le mystère ici n’est ni simple secret ni simple absence de réponse, il est la force qui trouble et attire à la fois : l’amour maternel décrit par Agatha Christie comme une puissance irrésistible, les portes que William Blake place entre le connu et l’inconnu, et l’éveil spirituel que Rûmî ressent comme une transformation intime. Ces voix ne proposent pas une explication univoque mais des angles complémentaires, où le mystère agit comme moteur de décision et comme révélation.
La tension qui traverse ces textes est celle de choisir : résister ou franchir, craindre ou aimer l’inconnu. Le mystère pose une question pratique et morale — comment vivre face à ce qui dépasse la raison — et laisse à votre jugement l’épreuve et la clé.
4 citations sur ce thème, chacune avec sa source et son éclairage
Les citations
« L’amour d’une mère pour son enfant n’est comparable à rien d’autre au monde. Il ne connaît ni loi ni pitié. Il ose tout et écrase sans pitié tout ce qui se dresse sur son chemin. »
Source : The Last Séance, The Hound of Death and Other Stories · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase figure dans la nouvelle « The Last Séance » d’Agatha Christie et est généralement attribuée à cette histoire dans les recueils et bases de citations.
Christie observe ici une force affective qui dépasse la morale : l’amour maternel, selon elle, peut devenir implacable et destructeur quand l’enfant est menacé. La phrase vient du conte surnaturel « The Last Séance » et sert moins d’éloge que d’avertissement dramatique.
« Il y a des choses connues et des choses inconnues, et entre les deux, il y a des portes. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les vérifications n'ont trouvé aucune occurrence de cette formulation chez Blake ; des chercheurs la relient à une citation de Ray Manzarek publiée vers 1967.
- Ce qui reste incertain
- La phrase a été largement attribuée à Blake parce qu'elle rappelle sa formule «doors of perception», mais la provenance réelle reste moderne et contestée.
Cette phrase joue sur l’image des « portes » pour décrire la frontière entre savoir et ignorance ; elle évoque la perception comme passage vers l'inconnu. Ce libellé précis n'est pas retrouvé chez Blake : il a été rapproché de sa formule authentique sur «les portes de la perception», d'où la confusion.
« Le passé est une interprétation. L’avenir est une illusion. Le monde ne se déplace pas dans le temps comme s’il s’agissait d’une ligne droite allant du passé vers le futur. Au contraire, le temps se déplace à travers nous et en nous, en spirales infinies. L’éternité ne signifie pas un temps infini, mais simplement l’intemporalité. Si vous voulez faire l’expérience de l’illumination éternelle, chassez de votre esprit le passé et l’avenir et demeurez dans le moment présent. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution apocrypheCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les recherches montrent que le texte n'est pas attesté dans les écrits médiévaux de Shams ; il circule surtout dans des recueils modernes et comme «règle 28».
- Ce qui reste incertain
- L'attribution à Shams Tabrizi est apocryphe ou non vérifiée ; la formulation semble être une création ou une réécriture moderne plutôt qu'une citation médiévale.
Cette parole invite à vivre l'instant comme voie d'éveil : le temps y est ressenti en spirales et l'éternité comme intemporalité. Thèmes familiers du soufisme, mais la formulation moderne est apocryphe et largement popularisée par des recueils contemporains.
« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. »
Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La formule est associée au répertoire et aux prestations scéniques de Diane Dufresne ; elle apparaît comme un refrain cité dans des comptes rendus, sans preuve d’un texte originel précis.
- Ce qui reste incertain
- L’attribution est disputée : certains la rattachent à Paul Éluard, mais cette lecture n’est pas établie et fait l’objet de débats.
La phrase transforme le hasard en rencontre destinée : plutôt que de subir des coïncidences, on y voit des moments chargés de sens. Elle circule comme un refrain lié aux spectacles de Diane Dufresne, ce qui explique son ton théâtral et mémorable, même si l’origine exacte reste incertaine.