« Il y a des choses connues et des choses inconnues, et entre les deux, il y a des portes. »
— William Blake · 1757 – 1827Source : aucune œuvre précise n’est documentée · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Les vérifications n'ont trouvé aucune occurrence de cette formulation chez Blake ; des chercheurs la relient à une citation de Ray Manzarek publiée vers 1967.
- Ce qui reste incertain
- La phrase a été largement attribuée à Blake parce qu'elle rappelle sa formule «doors of perception», mais la provenance réelle reste moderne et contestée.
Comprendre la citation
Cette phrase joue sur l’image des « portes » pour décrire la frontière entre savoir et ignorance ; elle évoque la perception comme passage vers l'inconnu. Ce libellé précis n'est pas retrouvé chez Blake : il a été rapproché de sa formule authentique sur «les portes de la perception», d'où la confusion.
En version originale · anglais
There are things you know about, and things you don’t, the known and the unknown, and in between are the doors—that’s us.
L’anecdote
Les enquêtes montrent que la formulation est probablement moderne et remonte à une citation de Ray Manzarek (The Doors) citée dans Newsweek en 1967, pas à Blake.
Pour aller plus loin
- L’époque
- À la fin du XVIIIe siècle, Blake explorait déjà perception et spiritualité dans ses écrits.
- La pensée
- L'idée insiste sur la manière dont la perception limite ou ouvre la connaissance : pratiquer l'attention revient à franchir ces «portes» pour voir différemment.
- Le mot clé
- «Portes de la perception» : image de Blake pour la barrière entre conscience ordinaire et vision élargie.
- Ils l’ont citée
- La fameuse expression de Blake a inspiré Aldous Huxley et le groupe The Doors ; c'est cette filiation qui a facilité la fausse attribution.
Trois défis pour la vivre
Dans l’app, vous choisissez celui qui colle à votre journée, et le soir, vous dites comment il s’est passé.
Écrivez pendant 12 minutes sur une « porte » mentale que vous évitez : décrivez ce que vous savez, ce qui reste inconnu, et une petite étape pour l'ouvrir aujourd'hui.
Ce poème cite une frontière entre savoir et mystère ; écrire cartographie votre seuil personnel et rend concrète l'intention d'explorer l'inconnu.
Asseyez-vous 6 minutes face à une fenêtre, observez sans juger ce qui passe comme si chaque chose était une porte vers l'inconnu ; notez une perception nouvelle.
La métaphore des portes invite à l'attention aux seuils ; cette pause d'observation entraîne la patience face à ce qu'on ignore et ouvre la curiosité sensorielle.
Créez une petite image ou collage (papier ou numérique) représentant une porte entre connu et inconnu ; ajoutez une légende d'une phrase expliquant l'ouverture souhaitée.
La porte est une image puissante ; fabriquer visuellement ce seuil aide à externaliser la peur et à préciser l'intention d'aller au-delà du connu.
Comment franchissez-vous les «portes» entre ce que vous savez et ce que vous ignorez ?
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