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« J’ai fait de mon mieux pour maintenir mon pays en vie en écrivant à son sujet. »

— Nuruddin Farah · 1945 –

Source : Entretien avec Jeffrey Brown, PBS NewsHour, 27 février 2007 · Vérifier la source

Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
Ce qui est documenté
La phrase est prononcée par Nuruddin Farah lors de l’entretien télévisé de Jeffrey Brown diffusé le 27 février 2007.
Ce qui reste incertain
Farah renvoie à une formulation antérieure qu’il avait employée jeune ; l’origine exacte de cette version plus ancienne n’est pas documentée dans les sources disponibles.

Comprendre la citation

Farah présente l’écriture comme un acte de préservation : garder la mémoire vivante quand les institutions et les récits officiels s’effondrent. Il a formulé cette idée dans une interview télévisée où il explique que son travail visait à « garder » son pays en vie par la littérature. La phrase est attestée dans l’entretien de 2007.

En version originale · anglais

I have tried my best to keep my country alive by writing about it.

L’anecdote

Farah a choisi d’écrire surtout en anglais en partie parce que c’était la langue disponible sur sa machine à écrire, une décision pratique qui a largement façonné sa portée internationale.

Pour aller plus loin

L’époque
En 2007, alors que la Somalie restait plongée dans le conflit et l’effondrement politique, Farah parlait de mémoire nationale menacée.
La pensée
Il s’agit d’une littérature engagée : écrire pour témoigner, dénoncer et conserver la vérité collective afin que la souffrance et l’histoire ne soient pas effacées.
Le mot clé
Témoignage littéraire : l’écriture comme conservation de la mémoire collective.

Trois défis pour la vivre

Dans l’app, vous choisissez celui qui colle à votre journée, et le soir, vous dites comment il s’est passé.

  1. Écrivez pendant 20 minutes un texte sur un lieu, une tradition ou une personne de votre pays qui risque d'être oubliée ; décrivez pourquoi elle importe.

    Farah voit l'écriture comme préservation. Rédiger un portrait concret aide à garder une mémoire vivante et à rendre visible ce qui disparaît.

  2. Contact aujourd'hui une personne proche ou une personne aînée et enregistrez 10 minutes de récit oral sur un souvenir national ou familial menacé d'oubli.

    Farah parle de garder un pays en vie par la parole et l'écrit. Recueillir un récit oral partage la mémoire et la protège hors des institutions officielles.

  3. Créez aujourd'hui une image, collage ou affiche courte qui symbolise un aspect menacé de votre pays ; partagez-la avec une légende de 2-3 phrases.

    Farah use l'art pour garder un pays vivant. Transformer une mémoire en image mobilise émotion et attention, rendant la préservation accessible et visible.

Comment votre écriture ou vos récits peuvent-ils participer à la mémoire d’un lieu ou d’un peuple ?

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