
Citations de Nizar Qabbani
1923 – 1998 · Syrie, XXe siècle · poète, diplomate et éditeur
À propos de Nizar Qabbani
Né à Damas le 21 mars 1923 et mort à Londres le 30 avril 1998, Nizar Tawfiq Qabbani entra en diplomatie en 1945 et publia son premier recueil en 1944. Il démissionna en 1966 pour se consacrer à l’écriture et à l’édition à Beyrouth. Marqué par des drames familiaux et par les guerres du monde arabe, il mêla lyrisme amoureux et récits politiques; il demanda à être inhumé à Damas.
Œuvres : Qālat lī al-samrāʾ (The Brunette Told Me); Ḥabībatī (My Beloved); Kitāb al-ḥubb (The Book of Love); Qāmūs al-ʿāshiqīn (The Arabian Lover’s Dictionary)
Ses citations
« Si je reste silencieux devant ta beauté, le silence dans le sanctuaire de la beauté est une beauté en soi ; nos mots d’amour tuent notre amour, car les lettres meurent dès qu’elles sont prononcées. »
Source : « الرسم بالكلمات » · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Le passage figure dans les transcriptions du poème « الرسم بالكلمات » et est attribué de façon cohérente à Nizar Qabbani.
- Ce qui reste incertain
- La formulation fournie est légèrement éditée par rapport aux transcriptions publiées et l’extrait circule parfois sous le label d’anthologies ou de pages communautaires sans édition critique.
Qabbani dit que certains instants sont trop purs pour être nommés : le silence devient une réponse esthétique qui préserve l’intensité. En qualifiant la beauté de « harem » sacré, le poème élève l’émotion au rang d’espace où le langage ordinaire trahit. C’est une méditation poétique sur la limite des mots.