« Dans la vie, seule la mort est certaine. Tout le reste oscille entre les deux rives du doute. »
— Mia Couto · 1955 –Source : A Varanda do Frangipani, 1996 · Vérifier la source
Attribution vérifiéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- La phrase est attribuée à Mia Couto et indiquée comme issue du roman A Varanda do Frangipani (1996).
- Ce qui reste incertain
- L'attribution est vérifiée mais la documentation en ligne trouvée est secondaire et aucune page ou chapitre précis n'a été fourni.
Comprendre la citation
La phrase met en scène une certitude ultime — la mort — pour révéler que tout le reste vit dans l'instabilité des récits et des mémoires. Dans le roman, cette idée soutient une narration polyphonique où la vérité se construit entre versions contradictoires plutôt que depuis un fait fixe.
En version originale · portugais
Na vida só a morte é exacta. O resto balança nas duas margens da dúvida.
L’anecdote
Mia Couto est moçambicain, né à Beira en 1955 et formé en biologie ; son parcours mêle science, journalisme et création littéraire.
Pour aller plus loin
- L’époque
- Dans les années 1990, juste après la guerre civile mozambicaine, quand la mémoire collective était en recomposition.
- La pensée
- Couto travaille comme un conteur critique : il montre que la connaissance vient d'histoires partielles, d'oralité et de points de vue multiples, pas d'une seule preuve absolue.
- Le mot clé
- Doute : reconnaissance que la réalité humaine reste ambiguë et dépend de qui raconte.
- Ils l’ont citée
- La phrase circule largement sur recueils numériques de citations et sites de partage, souvent reprise dans des textes sur le deuil et l'incertitude.
Trois défis pour la vivre
Dans l’app, vous choisissez celui qui colle à votre journée, et le soir, vous dites comment il s’est passé.
Écrivez une page où vous confrontez deux souvenirs opposés d'un même événement et notez ce que chaque version révèle sur votre perception.
La citation rappelle que la vérité oscille entre récits divergents. Cet exercice met en lumière comment vos versions façonnent la réalité vécue.
Asseyez-vous 10 minutes en silence et laissez remonter deux images contradictoires d'un même souvenir sans les juger, observez les émotions associées.
La phrase montre l'instabilité des récits ; cette pause permet d'entendre plusieurs versions intérieures et d'accueillir l'incertitude.
Créez un collage (papier ou numérique) représentant les « deux rives » d'un souvenir : une rive pour ce que vous affirmez, l'autre pour ce que vous doutez.
La métaphore des rives invite une représentation visuelle ; fabriquer un collage aide à matérialiser la coexistence des versions et leurs tensions.
Comment vos souvenirs et récits personnels changent-ils selon qui les raconte ?
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