« Et si la manière dont nous percevons un problème faisait déjà partie du problème ? »
— Slavoj Žižek · 1949 –Source : Year of Distraction (conférence, 2011, ≈1:07) · Vérifier la source
Attribution discutéeCe qu’on en sait
- Ce qui est documenté
- Une formulation très proche est documentée dans la conférence Year of Distraction (2011) : Žižek y dit que la philosophie doit montrer comment la manière de percevoir un problème peut être elle‑même partie du problème.
- Ce qui reste incertain
- La version courte circulant en ligne est une paraphrase condensée ; aucun enregistrement ou texte primaire n’a été identifié pour cette formulation exacte, et elle ressemble aussi à une phrase de Stephen R. Covey.
Comprendre la citation
Žižek invite à interroger non seulement les réponses, mais la façon même dont un problème est posé : la perception peut contenir des présupposés idéologiques qui reproduisent la situation qu’on prétend résoudre. Cette idée vient d’une formulation de sa conférence Year of Distraction (2011) et pousse à décadrer les enjeux avant d’agir.
En version originale · anglais
What if the way we perceive a problem is already part of the problem?
L’anecdote
Žižek est célèbre pour expliquer la théorie par le cinéma et la provocation : il illustre souvent ses analyses avec Hitchcock ou Lynch pour montrer comment des récits familiers dissimulent des présupposés.
Pour aller plus loin
- L’époque
- En 2011, après les crises financières et les mobilisations sociales, Žižek a insisté sur la nécessité de repenser le cadre des problèmes politiques.
- La pensée
- Il s’agit d’une critique des cadres dominants : plutôt que d’accepter la formulation d’un problème, on examine qui la définit et quelles options elle exclut. En pratique, cela change les questions posées et les solutions possibles.
- Le mot clé
- Critique de l’idéologie : analyse des présupposés qui structurent ce qui apparaît comme un problème.
- Ils l’ont citée
- La phrase circule massivement sur des bases de citations et les réseaux sociaux, souvent présentée comme une maxime autonome attribuée à Žižek.
Trois défis pour la vivre
Dans l’app, vous choisissez celui qui colle à votre journée, et le soir, vous dites comment il s’est passé.
Écrivez pendant 12 minutes : décrivez précisément le « problème » que vous affrontez, puis reformulez-le en commençant par « et si le problème était… » pour décadrer l’énoncé.
Reformuler l’énoncé force à repérer les présupposés qui structurent le problème. Cela suit l’invitation de Slavoj Žižek à questionner la manière même dont le problème est perçu.
Prenez 6 minutes de pause guidée : asseyez-vous, observez comment votre esprit formate le problème (mots, images, jugements) sans chercher à les corriger.
Observer la façon dont le problème apparaît permet de repérer les catégories mentales et idéologiques en jeu. Ceci répond à l’idée de Slavoj Žižek de décadrer la perception avant d’agir.
Demandez à une personne de confiance de reformuler votre problème en une phrase différente ; puis échangez pendant 10 minutes sur ce que change cette reformulation.
Faire reformuler par autrui expose des cadres invisibles et idéologiques que vous pourriez partager. Slavoj Žižek suggère justement de décadrer la perception par le regard extérieur.
Comment votre façon de décrire un souci influence-t-elle les solutions que vous envisagez ?
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